La carto de la prév'

La prév' c'est quoi ?

Issue de l’éducation populaire, la prévention spécialisée aide les jeunes en difficulté, en voie de marginalisation ou marginalisés dans leur lieu de vie. Définie par l’arrêté de 1972, elle continue de constituer une réponse éducative essentielle dans la vie du public accompagné et une action appropriée pour lutter contre les marginalisations.

Aux origines de l’action éducative

La prévention spécialisée trouve ses racines dans les mouvements d’éducation populaire des années 1940. Dans un contexte d’une jeunesse abandonnée par les horreurs de la Guerre, des instituteurs, juges, travailleurs sociaux ou éducateurs de la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) vont déployer, de manière bénévole, une méthode éducative novatrices : celle de l’aller-vers dans l’environnement du jeune à des fins de prévention. Ces initiatives vont être à l’origine des premiers clubs de prévention spécialisée qui vont s’étendre dans les années 1950 à l’ensemble du territoire français.

Alors marquée par un changement de paradigme des méthodes éducatives, l’Etat va progressivement reconnaître la politique de prévention spécialisée : d’abord par une première reconnaissance officielle dans la circulaire du ministère de la Santé du 20 avril 1959. Après une décennie de travail collectif pour identifier l’originalité de la prévention spécialisée, l’arrêté interministériel du 4 juillet 1972 et ses circulaires d’applications marque la naissance officielle de la prévention spécialisée. Il codifie et donne une valeur réglementaire à l’action de prévention spécialisée.

Les principes fondateurs de la prévention spécialisée

L’arrêté interministériel du 4 juillet 1972 et ses circulaires d’applications définit les principes fondateurs de la prévention spécialisée. Ils reposent sur cinq piliers :

  1. 1. La libre-adhésion
    L’éducateur de prévention spécialisée propose son accompagnement. Il ne peut en aucun cas imposer la relation éducative à un jeune rencontré. Ce premier principe distingue la prévention spécialisée des autres actions éducatives dans lesquelles une décision administrative (placement en MECS, Action éducative en milieu ouvert...) ou judiciaire (placement en CEF ou CER, réparation pénale...) est souvent imposée. Il renforce, in fine, la relation éducative, la confiance et lorsque le “jeune” y adhère.
  2. 2. Le mandat territorial
    En l'absence de mandat administratif ou judiciaire, l’action de prévention spécialisée trouve sa légitimité dans le mandat territorial défini par le commanditaire public.
  3. 3. Le respect de l’anonymat
    Au fondement de la relation de confiance, le respect de l’anonymat s’incarne dans le droit pour le jeune de ne pas divulguer son identité et l’obligation pour l’éducateur de respecter la confidentialité, notamment auprès des partenaires et des financeurs.
  4. 4. La non-institutionnalisation
    Pour ne pas incarner les formes d’institutions que les jeunes rejettent, les équipes de prévention spécialisée. Ce principe s’incarne notamment dans la prédominance du modèle de gestion associatif qui favorise une certaine liberté vis-à-vis du financeur mais aussi dans la propension des initiatives issues de la prévention spécialisée de s’autonomiser.
  5. 5. Le partenariat
    Avec l’objectif de faciliter l’insertion des jeunes dans les dispositifs de droit commun, la prévention spécialisée oriente les jeunes accompagnés vers les dispositifs adaptés. A l’image d’un médecin généraliste qui oriente, le développement d’actions et de liens partenariaux fait partie de l’ADN de la prévention spécialisée.

Une modalité éducative toujours pertinente et originale

Au fur et à mesure de son existence, l’histoire de la prévention spécialisée a vu apparaître de nombreux acteurs intervenant auprès des mêmes publics et sur les mêmes territoires d’intervention. La montée en puissance de la politique de la ville dans les années 1990 a vu monter la profession de médiateur. Alors quelle originalité concrète de la prévention spécialisée au regard des données récoltées dans les entretiens cartographiques ?

Un acteur éducatif de long terme

La prévention spécialisée trouve ses racines dans les mouvements d’éducation populaire des années 1940. Dans un contexte d’une jeunesse abandonnée par les horreurs de la Guerre, des instituteurs, juges, travailleurs sociaux ou éducateurs de la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) vont déployer, de manière bénévole, une méthode éducative novatrices : celle de l’aller-vers dans l’environnement du jeune à des fins de prévention. Ces initiatives vont être à l’origine des.

Une expertise unique des territoires

La prévention spécialisée trouve ses racines dans les mouvements d’éducation populaire des années 1940. Dans un contexte d’une jeunesse abandonnée par les horreurs de la Guerre, des instituteurs, juges, travailleurs sociaux ou éducateurs de la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) vont déployer, de manière bénévole, une méthode éducative novatrices : celle de l’aller-vers dans l’environnement du jeune à des fins de prévention. Ces initiatives vont être à l’origine des.

Un incubateur de projet, inventivité

La prévention spécialisée trouve ses racines dans les mouvements d’éducation populaire des années 1940. Dans un contexte d’une jeunesse abandonnée par les horreurs de la Guerre, des instituteurs, juges, travailleurs sociaux ou éducateurs de la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) vont déployer, de manière bénévole, une méthode éducative novatrices : celle de l’aller-vers dans l’environnement du jeune à des fins de prévention. Ces initiatives vont être à l’origine des.